
Le milieu de l’été est là, il n’attend personne, ni ceux qui trépassent, ni celles qui se prennent les pieds dans les algues, sirupeuse mélasse. Qu’est-ce que … ?
Je devrais faire attention aux … certaines jamais ne s’effacent. Elles prennent trop de place, tu sais, comme les arapèdes qui s’accrochent aux rochers. Oui.
Où ? Juste là, tu as un peu de confiture de papaye. Pourquoi tu… ?
Il m’amène au cœur du jardin de ma mamie, ton sourire tranche papaye. Mémé.
Je me souviens, les tranches grenat et miel à la fois, propices au délice, étendues sur l’herbe, au soleil qui hérisse les poils.
Le soleil hérisse ? Tu confonds avec les injustices. Ce jour où…
C’est vrai, l’été pourrait s’inspirer des vagues, de la marée, amener avec lui les soucis les plus salés, au loin les emporter.
Il ne reste que le sable doré, le temps où ses grains, absolument fins, s’écoulent entre tes mains.
Tu te souviens ? Ils roulent sur tes reins, ils roucoulent peut-être bien.
Ta peau a chaud, à peine. Trop… Alors viens ! Tu mérites un tour sous les filaos. Je voudrais m’allonger encore, écouter le tintamarre des marmites lontan, les rires de mes proches, sentir l’odeur des caris qui frétillent. Sous mes yeux se déroule la farandole du pique-nique créole.
Qu’elle est folle, qu’elle est…
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